L’HISTOIRE DE DJIBRIL RACONTEE PAR LUI MÊME
édition
      
Transcription et postface : Catherine BERNAD
Images : Didier ESCOLE
Edition : Limitrophe/Khiasma 2005
Réalisé avec l’aide de TransatlantiK

Djibril fut une fois un berger peul de Mauritanie. Il nous a raconté son parcours. Son arrivée brutale au sein d’une culture qu’il ne connaissait pas. Son espoir indéfectible d’être un jour « comme tout le monde », dans le pays où il a choisi de reconstruire sa vie. A notre tour nous avons eu envie de faire entendre sa parole et de transmettre ce qu’il nous a appris. Nous l’avons fait à notre manière qui n’est pas celle de l’oralité, en essayant d’exprimer toute l’émotion de cette rencontre.
Nous avons choisi de donner une forme à la transcription littérale originale, en respectant au plus près la respiration, le rythme, les tournures de phrases, la manière de parler de celui qui en est le véritable auteur. Comme tout passage d’une structure langagière à une autre, il comporte sa part de trahison, inévitable et pourtant nécessaire. Nous avons cependant tenté de préserver la singularité de ces paroles telles qu’elles nous ont été confiées un jour du mois d’octobre de l’année 2003.
CB


  EXTRAITS DU TEXTE    
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ROBES installation

      

Conception et réalisation : Didier Escole et Zouzou Leyens – Présentation Théâtre Marni Bruxelles 2000

… Le jeu des multiples métamorphoses du corps opérant en silence dans le secret des chambres et des salles de bain, le vêtement comme mémoire qui préserve la trace des passages successifs - et de l’usure qui s’y fait jour - tout cela formait comme autant de paysages illisibles - indéchiffrables - inscrits dans la texture des fibres, de territoires imaginaires où s’invente une certaine idée du corps toujours en mouvement qu’il nous plaisait d’arpenter pour en ramener de précieux résidus…


KENITRA ou les fils des marguerites
Installation



Produit par AZAR à Marseille, TRANSATLANTIK à Bruxelles, et la COMPAGNIE ESPACE THEATRAL à Kénitra . Avec l’aide de la Commune d’Ixelles à Bruxelles, dans le cadre d’un programme du Collège des Bourgmestres et Echevins à l’initiative de Sylvie Foucart, Echevine de la Culture du Patrimoine et de la Petite Enfance


Le projet, amorcé au Maroc en 1998, par Catherine Bernad et une compagnie de théâtre amateur de Kénitra, a été présentée au public de Kénitra, à la Maison Communale du quartier de Saknia, en septembre 2002. La proposition finale a été élaborée au cours d’un atelier de trois semaines et a consisté en une installation – performance, mettant en jeu plusieurs formes artistiques,
À la suite de cette expérience, une deuxième installation conçue par Catherine Bernad et Didier Escole, à partir d’éléments issus du premier travail, a été proposée au public de Belgique, au Théâtre Marni à Bruxelles, en décembre 2002.

Le propos dans son ensemble développait des thèmes concernant la ville au présent, ses mutations, ses habitants, leur mobilité dans l’espace (ici et là-bas) et leurs parcours dans le temps (mémoire et avenir). Pour mettre en œuvre ce projet, avec des moyens minimum, il s’est agit de recourir à différentes expressions artistiques et de brouiller volontairement les cadres habituels qui enferment chaque discipline (théâtre, vidéo, photographie, art plastique, musique etc..) dans des modes de production prédéfinis.